Jean-Thomas Vannotti

avec la participation de Tom Mùller

et    Carte blanche

exposition du 6 décembre au dimanche 31 janvier 2010

vernissage samedi 5 décembre 2009 à 18 heures

visite commentée en présence des artistes le mercredi 13 janvier 2010 à 18h30

 

 

Communiqué de presse

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Le Musée jurassien des Arts de Moutier reçoit l'artiste neuchâtelois Jean-Thomas Vannotti (né en 1974) dans sa grande salle. Agé de 35 ans, il est le digne représentant d'un mouvement artistique très à la mode, le photo-réalisme, mêlant un art classique dans sa forme à un art contemporain dans ses sujets. Cette exposition est l'occasion de découvrir ses oeuvres récentes et une sculpture réalisée en collaboration avec Tom Müller, le second membre de leur collectif appelé Mashi Fontana.

 

Parallèlement à l’exposition de Jean-Thomas Vannotti se tiendra l’exposition Carte Blanche, que le Club jurassien des Arts organise à un rythme biennal depuis une dizaine d’années. Comme de coutume, le Musée jurassien des Arts met à disposition les locaux de la villa Bechler (ancienne partie du Musée), dans lesquels les artistes invités auront "carte blanche" pour présenter leur(s) œuvre(s).

 

Les deux expositions offrent l'opportunité de découvrir la scène artistique "jeune" puisque cinq artistes sur sept ont moins de 35 ans. Issus d'écoles suisses, ils suivent pourtant des voies différentes.

 

Jean-Thomas Vannotti, avec la participation de Tom Mùller (Maschi Fontana)

 

Biographie

 

Né le 13 juillet 1974 et d'origine italo-suisse, Jean-Thomas Vannotti, dit JT Vannotti parfois, est diplômé en arts visuels à l'Ecole d'art de Lausanne (ECAL) en 2000. En 2001, il gagne le prix Corum à la 65ème Biennale de la Chaux-de-Fonds. La même année, il est boursier du canton de Neuchâtel à Berlin. Il est présent en 2002 avec François Kohler (Jura, *1964) à la galerie Donzé Van Saanen à Lausanne dans une exposition intitulée « multi média ». Depuis de nombreuses années, il collabore avec la galerie UNE à Auvernier, gérée par Stefano W.Pult et Céline Lange. Cette collaboration est fructueuse puisque actuellement, plus de 80% de sa production est vendue. Il connaît un grand succès régional.

 

Les influences

 

Jean-Thomas Vannotti s'est largement inspiré du monde dit alternatif. Il est connu à ses débuts pour ses peintures murales et ses graffitis sur les murs de la Case-à-chocs, un lieu de concerts et de spectacle neuchâtelois. En 1997, il est co-fondateur de l'espace d'exposition « La Plage ».

 

Plusieurs influences se trouvent dans ses oeuvres. Au sortir de l'école, l'actualité est sa principale source d'inspiration. Les marchés russes, la guerre du Golfe sont sur nos écrans et sur ses toiles. L'Etat de Neuchâtel lui achètera une scène issue de l'affaire Lewinski. Les années 2000 sont marquées dans son oeuvre par l'apparition de sujets musicaux (rap, rock, trash, gothique, punk, pop, techno). Le monde des techniques digitales, informatiques, médicales est également très tôt présent dans ses recherches.

 

L'essentiel étant pour lui de canaliser une série d'informations nouvelles pour en extraire une image marquante.

 

Le photo-réalisme ou l'hyperréalisme

 

L'artiste utilise comme "dessin préparatoire" des images saisies avec une caméra numérique ou des sources diverses telles que des photographies de magazines ou personnelles. Cela lui sert de modèle pour sa peinture. Sa technique irréprochable lui permet de créer des peintures à l'huile sur des toiles de lin de grands formats. JT Vannotti peint ses sujets de manière tellement probante que ses peintures donnent l'illusion d'une photographie.

 

Il expose un monde sans soleil, la lumière artificielle étant une constante liée à des images extraites des médias. Son art est à son apogée quand il s'applique à reproduire les scintillements d'un écran d'ordinateur ou le flash d'un appareil-photo. 

 

Ses toiles lui demandent un travail de longue haleine. Ce n'est que récemment que l'artiste s'est lancé dans des oeuvres plus rapides à produire, sous forme de dessins parfois rehaussés de peinture.

 

Proche du mouvement artistique nommé le photo-réalisme, il s'en écarte pourtant par des propos parfois dérangeants.

 

Le duel média-peinture

 

Le fondement de son travail est le rapport entre la perception de l'homme et la réalité de son environnement. Entouré de nombreuses informations, de nouvelles technologies, l'homme se trouve dans une société de consommation. La médiatisation, rapide et superficielle, a pris la place de la transmission, longue et profonde.

 

A travers l'utilisation de nouveaux procédés comme les images numériques, reproduites  avec une technique classique qui demande du temps et de la persévérance, l'artiste questionne la notion de temps. Il oppose le flux incessant et agressif des événements médiatiques à une oeuvre présentant le temps arrêté à un moment donné.

 

L'exposition de Moutier

 

La grande Salle du Musée construite par Bakker et Blanc voilà déjà 13 ans est un cadre idéal pour exposer de grands formats de peinture. La lumière zénithale permet également d'apprécier cet ensemble de manière optimale. Cette exposition est l'occasion de découvrir les oeuvres de JT Vannotti, dont plusieurs sont récentes, et une sculpture réalisée en collaboration avec Tom Mùller, le second membre de leur collectif appelé Mashi Fontana (www.maschifontana.com).

Le sujet de l'affiche, intitulé Figure emblématique de l'avant-garde, est adéquat pour la première exposition de Jean-Thomas Vannotti sur les cimaises institutionnelles, à mi- chemin entre le passé et le présent, entre le classique et l'avant-garde. Ce personnage à l'allure un brin débraillée, est affublé d'attributs du XVIIIe siècle. Affichant dans l'expression de son visage un dédain d'homme supérieur relatif à ce que nos règles sociales nous inculquent de faire, en particulier dans le monde de l'art qui est vu comme étant élitiste, il pourrait être de notre siècle.

 

Liens sur le sujet:

Oeuvres:http://www.saatchi-gallery.co.uk/yourgallery/artist_profile/Vannotti+Jean-thomas/68167.html

Interview: http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&file=article&sid=438362

 

 

Carte Blanche:

Edi Aschwanden / Collectif Doux Jésus / Damien Comment / Nadia Gagnebin / Stéphanie Jeannet / Lorenzo le kou Meyr

 

Parallèlement à l’exposition de Jean-Thomas Vannotti se tiendra l’exposition Carte Blanche, que le Club jurassien des Arts organise à un rythme biennal depuis une dizaine d’années.

 

Comme de coutume, le Musée jurassien des Arts met à disposition les locaux de la villa Bechler (ancienne partie du Musée), dans lesquels les artistes invités auront "carte blanche" pour présenter leur(s) œuvre(s). Il s'agit cette année de:

 

Edi Aschwanden (né en1957), domicilié à Sonceboz est responsable du cours préparatoire à l’Ecole d’Arts visuels de Bienne. Cet artiste travaille avec différents médiums comme la peinture, le dessin et aussi la photographie ou l’installation.

 

Le Collectif Doux Jésus, né en 2001 à Neuchâtel, est formé de Camille Pellaux (né en 1980), Renaud Loda (né en 1981), Ivan Ebel (né en 1983), Fabian Boschung (né en 1983) et Sebastien Verdon (né en 1979). Ces cinq artistes travaillent chacun de manière indépendante et se retrouvent périodiquement pour des projets communs. Dernièrement ils ont exposé certaines de leurs oeuvres à la Galerie "un bout de l'art" à la Chaux-de-fonds, à Londres lors de l'exposition Keep the secret organisée par la Neuegalerie de Berne, ou plus récemment à Bâle dans le cadre du Shift Electronic Arts Festival.

 

Damien Comment (né en1977), originaire de Delémont, vit à Bâle où il a étudié les arts visuels à l'Ecole d'Art et de Design et où il enseigne actuellement l’histoire de l’art dans un gymnase. Parallèlement à son emploi, il poursuit sa carrière artistique dans la peinture et le dessin, généralement de grands formats.

 

Nadia Gagnebin (née en1984), photographe domiciliée à Lajoux est titulaire d’un diplôme de l’Ecole cantonale d’Art de Lausanne (ECAL). Cette jeune artiste enseigne actuellement la communication visuelle à l’Ecole d’Arts appliqués de la Chaux-de-Fonds (EAA), en parallèle à son activité de photographe au sein de la section d’archéologie et de paléontologie du canton du Jura.

 

Stéphanie Jeannet (née en 1981) vit à Neuchâtel. Fraîchement diplômée de l’Ecole cantonale d’art du Valais, elle a également étudié les arts visuels à Jérusalem (Bezalel Academy of arts and design). Dans son travail artistique, Stéphanie Jeannet associe volontiers films d’animation et dessins.

 

Lorenzo le kou Meyr (né en 1967), domicilié à Bienne est actif sur la scène artistique depuis 1989, année où il a reçu son diplôme de l'Ecole d'Arts visuels de Bienne. Ses travaux, empreints à la fois de poésie et d’humour, se déclinent à travers divers médiums tels que la peinture, la photographie, la sculpture et l’installation.

 

Notons que ces artistes d’horizons divers ont été invités par le comité du Club jurassien des Arts, formé actuellement des personnes suivantes : François Boillat, Luc Bron, Thierry Egli, Mireille Henry, Pierre Marquis, Catherine Schlaefli, et la présidente Claire Liengme.